Tian de courge

Tian, mot parlé dans le midi, récipient de terre cuite vernissé, plus ou moins profond, très évasé, quelquefois avec un bec, de formats divers, et qui va au four, ou même sur un petit feu, à surveiller.
La Courge, pas le potiron, une Courge massive, lourde, bien rousse, ronde, les tranches bien marquées. La chair doit être le plus rouge possible et la goutte doit apparaître à la coupe.
Le Tian de Courge se consomme surtout en fin d’automne et début hiver, mais il peut se goûter encore au printemps.

La recette

Pour quatre personnes, mettre la Courge coupée en petits dés dans le Tian huilé, sur un petit feu. Saler, poivrer, ne pas recouvrir. Laisser évaporer. Après un long moment, ne reste plus qu’une pâte molle, non aqueuse, ajouter alors trois gousses d’ail et une pincée de persil haché, chapelure ou une pincée de farine sur l’ensemble. Mettre au four. Laisser gratiner.
En l’absence d’un Tian, même opérations dans une poêle profonde, puis dans un plat en terre qui va au four.
À consommer pas trop chaud (au-dessus du tiède), ou froid.

Action Poétique N° 98, Poètes danois d’aujourd’hui, 4° trimestre 1984.